mardi 30 juin 2015

Gilles : 1, 2, 3, rando !

Ce weekend, nous sommes partis à la découverte du centre de la Réunion : le cirque de Cilaos.
Angie fera sûrement un topo plus complet, moi j'ai décidé de vous faire partager mon expérience de la randonnée.
De l'amateur au pèlerin, en passant par la rando sportive, chacun y trouve son compte.
La rando en famille, c'est toute une histoire...


1- Albane

Des chaussures de rando taille 23, des lunettes de soleil incassables et un bâton judicieusement choisi. Albane traîne derrière, elle fouille le chemin avec son bâton, elle s'accroupit devant une fourmi, et devant une autre fourmi, et aussi devant une fourmi qui marche à côté d'une fourmi.
Elle s'arrête net devant un ruisseau large comme un filet d'eau du robinet en bas débit : impossible de traverser seule. Et puis elle se met à courir devant moi en riant à gorge déployée. Là c'est sûr, elle veut que je l'attrape !
Elle se retourne me demandant si elle pourra pêcher à la cascade avec son bâton, je lui mens un peu et ça lui donne un second souffle. 
Un bruit sourd qui s'amplifie, nous ne sommes plus très loin. C'est tellement beau qu'Albane en oublie le chemin parcouru : " On est arrivé à la cascade ! "


On se trouve une petite place pour poser les serviettes et c'est parti pour les patouilles, les jets de cailloux dans l'eau, les trempages de mollets qui terminent en haut des reins... C'est l'heure du goûter, puis vient le moment de rebrousser chemin. Pour Albane, le retour est moins fatigant. Elle sait y faire pour me rappeler que je dois faire des efforts pour garder ma place sur le podium du plus gentil des papas... Je rétorque un " Porte ta jeunesse ! " sans conviction.
Le bonheur n'a pas de poids.


2- Angievanniere

La marche en amoureux, c'est génial !
La marche en amoureux, c'était génial ...
Bah oui, il faut bien surveiller le petit monstre dont la nature nous a rendus responsables.
Pas besoin d'être deux pour s'assurer qu'Albane ne tombe pas dans un ravin, qu'elle ne taquine pas une babouk (grosse araignée que l'on rencontre très souvent ici), ou plus simplement qu'elle ne soit pas bloquée devant un ruisseau depuis 1/2 heure...Angie joue les colibris, non pas qu'elle remue les bras à toute vitesse, ce qui serait très rigolo mais trop fatigant. Non, elle fait de petites pauses inopinées tout au long du chemin et s'applique à prendre les beaux clichés dont vous avez régulièrement un aperçu.
Et puis, bien sûr que nous marchons toujours main dans la main, oubliant un peu notre rôle de parents, laissant Albane trouver elle même ses limites.


3- Moi

La marche, ça m'aide à y voir plus clair. Nouveau boulot, nouvelles contraintes, la recherche d'un logement, l'éloignement de la famille et des amis... C'est pas parce qu'on est sur une île au bout du monde que la vie est éminemment plus facile.
Quand je marche, la répétition des gestes et le balancement du corps ont quelque chose du bercement. Le regard posé sur le chemin, j'en oublie le temps qui passe et ma destination, démêlant mes pensées comme un pêcheur ramende ses filets.


J'aime la rando en famille :)



dimanche 21 juin 2015

Déjà un mois de bloc !

Voilà déjà un mois que j'ai intégré ma nouvelle équipe.
Ca va mieux ! Forcément, ce n'est jamais évident de se sentir à l'aise en débarquant dans une aussi grande équipe avec des spécialités dans lesquelles on n'a jamais travaillé. 4 semaines après, j'ai bien pris mes marques.
Professionnellement, je me régale. J'ai finalement très vite dépassé le stress de ne pas avoir été doublée. Les médecins sont (presque tous) tellement accessibles que je leur demande tout : ce qu'ils veulent, pourquoi, les risques inhérents à la chirurgie, la durée, et je m'adapte. Et puis ils sont autonomes. Ils se préparent leurs seringues d'ALR, vont chercher le matériel qu'ils veulent utiliser, perfusent, scopent, bref, on travaille en équipe et c'est bien agréable. Ils ont souvent deux ou trois salles à assurer, jamais plus. Donc c'est sécure.
Les chirurgiens aussi sont ouverts (le comble pour un chirurgien, hihihi !) et vraiment sympas.
J'apprécie le fait de changer tous les jours de spécialité. Après la gynéco et le digestif, j'ai découvert la neurochir, l'uro, l'ortho et le vasculaire que je connaissais déjà.
J'ai réussi à dompter l'Aisys et le Zeus (deux respirateurs - non non, ce ne sont pas des médecins !), et je me suis mise à l'AIVOC sur base Priméa que je ne maîtrisais pas du tout. Je ne jette plus mes ampoules de Kétamine, j'arrive à perfuser les afros noirs aux veines discrètes et à la peau si dure, et je comprends un peu le créole.

J'ai commencé les horaires atypiques, soit 12h30 - 20h30 et 8h -18h. La semaine prochaine j'ai mon vendredi, hourra ! Après 4 semaines de 5 jours ça va me faire un bien fou.

Je commence à avoir un peu plus d'affinités avec mes collègues mais ce n'est pas une ambiance de folie.

Je suis donc en cdd jusqu'au 30 septembre, enfin j'espère car je ne signe que des contrats d'un mois à chaque fois... Bizarre cette sensation d'être sur un siège éjectable. Je suis sur le planning de juillet à la case "iade fictif", même mon nom n'est pas mentionné. Il faut vivre au jour le jour.

En attendant, ça nous bloque un peu dans l'acquisition d'un logement car je ne veux du coup pas m'éloigner du nord, si jamais je devais travailler ailleurs au 1er octobre...

A suivre !

Gilles : ma première sortie vélo

Je me suis enfin remis en selle !
Deux mois sans pédaler, je devenais fou.
Par quoi recommencer quand on n’a pas roulé depuis longtemps et qu’on ne connait pas le terrain...?
Je me suis lancé sur les pistes de la forêt d’Etang-salé. Entre Etang-salé les bains et Etang-salé les hauts. Vous voyez où c’est maintenant ! 
C’est balisé, le dénivelé est relativement faible et tout le monde me dit que c’est beau. 
Et c’est vrai que c’est beau. Mais pas très jouissif quand même. 
Alors je me suis mis dans l’idée de sortir des sentiers fréquentés et de suivre quelques monotraces. Ca m’a rappelé les sorties «découvertes» dans la garrigue, entre grosses galères et bonnes surprises. 
Tout d’abord, les bancs de sable. Tous les 17 virages, du sable bien fin vient engloutir le devant du vélo et te fait mouliner comme un dératé pour t’en extraire...
Et puis quand je sors seul en pleine nature, j’ai la même frousse que quand je nage vers la bouée des 300m. J’ai beau savoir qu’il n’y a pas de requin, j’ai peur. Et là, je suis à la Réunion. Le moindre Caméléon peut se transformer en Tyrannosaure «niaquant» les pneus de mon vélo. Combiné avec le fait de devoir sortir de la semoule sableuse, ça a tout du mauvais rêve. 
Tant pis, les meilleurs monotraces c’est comme les coins à champignons. 
Au gré de cette première prospection, je me suis retrouvé seul en bord de mer. J’ai eu un sentiment de plénitude au guidon de mon destrier : les vagues se brisant sur les rochers, les alizés, les embruns...

Bonne première sortie ;)


Le tour des roches

Petite balade du côté de Saint Paul aujourd'hui. Le tour des roches, c'est une route qui contourne l'étang de Saint Paul et qui serpente entre marais et ravines. La végétation y est luxuriante car toute la zone est inondable : cocotiers, bananiers, bambous, manguiers, papyrus, vacoas, et tellement d'autres qu'on ne connait pas. Le site est classé réserve naturelle régionale. On y a vu deux jolis caméléons verts.
Des sources d'eau fraiche ponctuent la balade.





Vestige d'un ancien moulin qui servait à réduire le manioc en farine, une roue à eau qui ne tourne plus trempe encore dans un bassin d'eau cristalline où l'on vient se rafraichir.

dimanche 14 juin 2015

Cuisiner créole

J'ai enfin récupéré mon Thermomiiiiiiix !
Il est sorti indemne du container lui, ouf (oui on a récupéré le container dans un triste état, la voiture a été bien abîmée ainsi que quelques meubles...).
Et devinez quoi ? J'ai une collègue qui m'a prêtée le livre thermomix des recettes créoles !
Alors je m'en suis donnée à coeur joie.



Pour débuter, un rougail bringelles (aubergines).
Le rougail est utilisé comme condiment. C'est un mélange de légumes, d'oignons et de piments qui sert à agrémenter un plat. Nous l'avons mangé avec du riz blanc tout simplement. C'était excellent.




Puis un velouté de chouchous.
Le chouchou est aussi appelé christophine ou chayotte. C'est un fruit qui s'accommode un peu comme la courgette. Son gout n'est pas très prononcé. Ici on le cuisine salé en velouté, cari, gratin, ou sucré en gâteau.




Ensuite, un cari de camarons (grosses crevettes).
Le cari est une base de tomates, oignons, ail, gingembre et curcuma dans laquelle on fait revenir de la viande, du poisson ou des légumes. Ce n'est pas pimenté. L'effet piquant est donné par l'ail et le gingembre.




Enfin un sorbet ananas.

Et ce matin, un jus de fruits de la passion ! Un délice !


Koi fé quand soleil lé pa là ?!

Nous découvrons la frustration des weekends sans soleil. Pas facile d'abandonner nos projets de randonnées. On est tellement curieux de découvrir les beautés cachées de l'île !

Hier nous avons visité un appartement à La Saline les Bains, affreux et cher :(
La quête d'un toit est une bonne activité quand il fait gris, on a moins l'impression de perdre notre temps. On est toujours en recherche, on a beaucoup de mal à trouver quelque chose de correct, que ce soit à louer ou à acheter. Les gens nous disent que les logements devraient se libérer ce mois ci du fait des départs en métropole. On croise les doigts.

Histoire d'oublier cette nouvelle déception, nous sommes allés nous balader sur la plage. Finalement même par temps gris le lagon est joli !


Albane ramasse les coraux. Il y a peu de coquillages sur le sable.
Avec la barrière de corail, le bord de l'eau est très calme, il n'y a pas de vagues. Du coup elle peut aller remplir ses petits seaux toute seule !



dimanche 7 juin 2015

La houle

Aujourd'hui nous avons découvert la mer sous un autre angle.
Déjà les couleurs sont extrêmement changeantes en cette saison, les couchers de soleils magnifiques. Ce matin une bonne houle secoue l'océan et nous en avons profité pour longer la côte (Est).

D'habitude les parapentes, nombreux sur la montagne saint-leusienne, emplissent le ciel en ce dimanche matin. Mais là, pas une voile... Le vent souffle fort et vient de la mer.

Première étape, un petit déjeuner sur la belle plage de l'ermitage, protégée par une grande barrière de corail. Le bruit des vagues est lointain mais on voit qu'elles sont plus hautes que d'habitude. Bien sûr dans le lagon on ne se rend pas compte de cette agitation.
Le vent est frais et on reste habillés. Pas assez chaud pour se mettre en maillot et encore moins se baigner. Il faut qu'on s'y fasse, c'est bientôt l'hiver... :.(



On redescend vers le sud et au large de la plage de Trou d'eau, surprise ! Des kites et véliplanchistes à foison !!! C'est la première fois qu'on en voit autant. A cet endroit il y a encore la barrière de corail qui protège des requins. Personne ne s'aventure au delà...


On continue la descente. On repasse par St leu et on longe la mer jusqu'à Etang salé les bains. La côte est de plus en plus escarpée et le spectacle grandiose.





Il y a un "souffleur" à cet endroit, une formation creuse dans la roche où l'eau s'engouffre et ressort expulsée. C'est l'attraction du bord de route et beaucoup de gens s'arrêtent pour regarder le phénomène.


La météo marine prévoyait pour aujourd'hui des vagues de 5 à 6 mètres. Pas mal hein ?

samedi 30 mai 2015

Nouveau job

Voilà, j'ai terminé ma première semaine de travail. Et bien, je suis rincée...
J'ai commencé mardi, encadrée par une collègue sur une salle de chirurgie gynéco.
Le bloc est immense pour moi qui viens d'une structure plus petite de 6 salles. Ici, 5 secteurs et une quinzaine de salles, 42 infirmières anesthésistes, 25 médecins anesthésistes, une vingtaine d'infirmières de salle de réveil... Glups. J'ai du mal à retenir les prénoms et les visages, c'est mission impossible.

Toutes les spécialités sont pratiquées sauf la chirurgie cardiaque.
Bon cet article va surtout intéresser mes collègues montpelliérains, désolée pour les autres mais le jargon qui va suivre nécessite d'être initié !

Dès mercredi j'ai travaillé seule. Programme de chirurgie gynéco. Je commence à 8h, le patient entre en salle à 8h15. Je ne connais pas le matériel (respirateur Aisys qui fait de l'AINOC et scope GE couplé au respi). Mais en touchant à tous les boutons on y arrive ! Les paramètres vitaux ne sont pas enregistrés, dommage, je dois me remettre à la feuille de surveillance papier.
Ici on monitore la curarisation dès l'induction. Je trouve ça génial.
5 patients sur cette journée. Sauf qu'à 12h30 je change de salle (organisation bizarre) et me retrouve sur une NLPC. Une quoi ??? Une néphrolithotomie percutanée. Patiente allongée sur le ventre, et je relève une collègue qui va déjeuner. Je ne connais rien du geste, je découvre.

Jeudi je reste dans la même salle mais c'est un programme de digestif. A bon ? Je devais faire de la gynéco toute la semaine. Surprise ! Bon bah on y va. Une petite crush ? Le médecin avec qui je travaille ne m'a pas prévenue, quand je le vois pousser la Célocurine.

Vendredi tiens je change de salle... et de respirateur ! Un Zeus ! Bien sûr l'autotest ne passe pas et il dure 10 mn... J'appelle à l'aide.
Mon premier patient, une chirurgie hépatique. Ouf c'est un segment distal qu'on opère, le risque hémorragique est plus faible. Enfin je prie pour que tout se passe bien car le Cell Saver du bloc est... je ne sais où. A 13h j'apprends que mes deux autres patients sont annulés ! Yesssss ! A moi le weekend ! En fait je rève, on me met une urgence... de la pédiatrie ! 8 ans, 23 kg. Je n'ai jamais fait de pédiatrie. Je refuse de la faire seule. Une âme charitable est venue m'aider.

Je suis pendant les 15 prochains jours en horaires 8h-16h, en sachant que la pause déjeuner de 30 mn le midi est décomptée du temps de travail. Je ne suis pas doublée mais je peux appeler à l'aide si besoin. Cool non ?!
Pas de pause café collective pour l'instant... Ca c'est dur ! Je bosse, j'enchaine, je bois un verre d'eau entre deux patients, j'attends ma relève pour déjeuner et je rebosse jusqu'à 15h55 non stop, trépignant d'impatience d'être relevée à l'heure.

C'est, comment dirais-je, formateur...!


La cascade du trou noir

Ce we nous avons découvert une autre partie de l'île. Cap au sud-est, direction la rivière Langevin. Lieu très apprécié des réunionnais qui s'y retrouvent en famille pour pique-niquer.
La route longe la rivière sur une dizaine de kilomètres. Des vendeurs de fruits sur le bas côté proposent ananas, bananes et autre cueillette de saison. La végétation est encore plus dense ici, plus luxuriante. On se rapproche du climat humide de l'est, la côte "au vent", arrosée par les pluies en provenance de l'océan.
A nous les cascades et vasques d'eau pour se baigner.  Le ciel est un peu couvert, il ne fait pas si chaud. C'est une destination fraicheur à retenir pour cet été.



On découvre un petit coin de paradis : eau turquoise dans son écrin de verdure... !



 Gilles est allé nager, moi perso je l'ai trouvé bien trop fraîche !


dimanche 24 mai 2015

Logistique...

On n'est pas vraiment en vacances depuis notre arrivée !

Gilles a repris le travail le 11 mai. Ca se passe plutôt bien, il prend ses marques petit à petit. Il a découvert la joie des embouteillages quand il doit se rendre sur St Denis le matin (1h35 de trajet pour faire 50km...), et pareil au retour le soir. Heureusement ce n'est pas tous les jours.


Albane a une place dans une micro-crèche à deux pas de notre appart ! Ca c'est LA grosse victoire de la semaine, non sans mal. Elle y est en adaptation depuis mardi. Petite crèche de 10 enfants, avec la terrasse en teck ombragée qui donne sur la mer ! Plutôt sympa le cadre.
Les horaires sont un peu différents des nôtres, tout est plus tôt. Le matin, elle doit avoir mangé et être habillée avant d'arriver à la crèche (7h30). Puis le déjeuner est à 11h30, et la sieste à 12h15... Vous comprenez pourquoi on la couche au plus tard à 20h maintenant. J'avais déjà remarqué que l'école maternelle débutait à 8h. Il faut qu'on se décale.


Moi je suis allée deux fois au CHU de St Pierre cette semaine, pour finaliser mon recrutement. Les nouvelles ne sont pas très encourageantes. Mon ancienneté n'est pas reprise (je m'en doutais un peu mais bon). Je compte sur la prime de DOM pour compenser la perte de salaire. Et mon contrat s'arrêtant au 30 septembre, j'ai peu de chance d'être renouvelée puisqu'ils attendent 4 sorties d'école d'IADE en promotion professionnelle... Donc pour l'instant le chapitre CHU St Pierre semble se résumer à une petite expérience. A suivre.

J'ai contacté la cadre du bloc pour mon arrivée, je serai "assistée" 3 semaines (pas de doublure mais une IADE disponible pour venir m'aider si besoin). Horaires 8h-16h. Je commence mardi en neurochir et je serai en gynéco le reste de la semaine.


Il nous faut maintenant trouver un toit ! Pas facile car on a vu peu d'offres, que ce soit en location ou en vente. Les prix sont les mêmes qu'à Montpellier en gros. On a repéré un peu les communes, les quartiers. Je veux garder la proximité (relative) du nord si jamais je dois travailler ailleurs en octobre. Il y a un CH à St Paul et des cliniques au Port. St Leu est un bon point de chute. On va voir si on peut y rester. On est allé voir deux maisons dans les hauteurs, ça monte très vite et la route est sinueuse. A habiter là haut on se rajoute encore jusqu'à 20mn de voiture pour rejoindre l'axe des Tamarins qui mène à St Pierre ou St Denis. Pas forcément un bon calcul du coup.
Ce matin nous sommes allés à Etang salé les bains, à 13km au sud de St Leu. On a bien aimé la commune.



Heureusement, on profite à fond ce week-end : petit resto les pieds dans l'eau, plage et lagon, et concert de musique africaine en plein air en dégustant un bon carry devant le coucher du soleil !