mercredi 7 octobre 2015

Le bassin malheur

Après le départ d'Eric, c'est au tour de mes parents de venir découvrir le caillou.
La première balade que l'on a faite ensemble est celle qui chemine dans la ravine St Gilles.
D'une longueur de 21 km, la ravine prend sa source à 2380m d'altitude et reste souterraine pour ressurgir en 4 jolis bassins, accessibles aux promeneurs.
Nous avions déjà découvert avec Gilles le bassin des aigrettes, situé plus en aval.
La promenade consiste à suivre l'ancien canal (canal de Prune), creusé pour alimenter la commune de St Gilles en eau. N'étant plus utilisé on peut marcher dedans et progresser ainsi jusqu'au bassin, le parcours étant ponctué de tunnels et et de canyons. Plutôt original.



L'arrivée au bassin malheur est un... bonheur ! Alimenté par une courte cascade, il se trouve presque au fond de la ravine. Une bambouseraie s'y est développée. L'eau est claire et froide ! Mais l'été ce doit être bien agréable, d'ailleurs le site est assailli aux beaux jours.





samedi 19 septembre 2015

Descente dans le cirque de Mafate

Voilà plus d'une semaine maintenant, notre pote Eric a quitté temporairement la métropole pour venir passer une dizaine de jours avec nous. Il est arrivé avec une intense soif de découverte qu'il a fallu satisfaire.
Mardi dernier nous sommes donc descendus dans le cirque de Mafate, le plus sauvage des cirques puisqu'inaccessible autrement qu'à pied. Nous sommes partis du Maïdo à 1500m pour plonger dans cet écrin de verdure et cheminer jusqu'à l'ïlet (c'est ainsi que se nomment les petits villages de montagne) de Roche-plate.



Le sentier descend à flanc de montagne et offre une vue époustouflante sur l'ensemble du cirque. Il est très joli avec de nombreux escaliers façonnés dans la roche.



Au fur et à mesure que nous avançons, la descente devient de plus en plus abrupte. Je ne peux m'empêcher de penser à la remontée... En un peu plus de 2h nous arrivons à destination au coeur du cirque.


Les nuages commencent à se former et la remontée se fait rapidement dans le brouillard. Cela donne à notre balade une dimension toute autre. On ne peut plus appréhender notre altitude alors que nous ne faisons que monter, monter, monter... 


On se fait doubler par des coureurs qui s'entrainent pour le grand raid (la diagonale des fous), mais on fini, pas peu fiers, notre rando de 11km et 1050m de dénivelée, en moins de 5h, pauses photo comprises !
A notre arrivée, nous passons au dessus des nuages et un autre spectacle grandiose s'offre à nous : perchés sur le piton Maïdo, on domine à 360° l'île cachée sous la brume !





mardi 1 septembre 2015

C'est la rentrée !

Parallèlement à notre emménagement, il a fallu organiser la rentrée scolaire.
Ici on reprend le chemin de l'école juste après le 15 aout, les élèves n'ayant qu'un mois de vacances pendant l'hiver austral et un mois et demi en décembre - janvier, période particulièrement chaude.
Albane est rentrée en petite section de maternelle jeudi 20 aout, à 8h. L'école est accessible en moins de 5 mn à pied de la maison, une aubaine. Elle était très contente d'y aller et toute fière avec son nouveau cartable sur le dos. Elle n'a même pas pleuré, ouf !




Sa maîtresse s'appelle Sabine et la classe comprend 25 marmailles, créoles et zoreilles (les métropolitains) confondus. Un joyeux brouhaha !
Ca se passe bien. Elle mange à la cantine le midi, souvent du cari et du riz ! Elle a rencontré une petite copine au parc de jeux quelques jours avant la rentrée et depuis elles ne se quittent plus.


On découvre les joies de l'organisation du temps scolaire, le mercredi après-midi, tout ça... Heureusement tout s'arrange : la garderie la prend en charge à partir de 7h si besoin et jusqu'à 18h. Et pour le mercredi, on jongle ! 

Larguez les valises !

Après plus d'un mois de mutisme dont vous avez probablement beaucoup souffert, vous, avides de nouvelles découvertes insulaires, accrocs à l'article du lundi matin qui vous rend la reprise hebdomadaire du travail tellement plus agréable, je reviens enfin avec plein de choses à vous raconter.

D'abord, pourquoi ce silence ?
Il y a presque 2 mois maintenant, nous commencions à éprouver une réelle inquiétude quant à l'acquisition d'un logement. Les visites qu'on effectuait se soldaient toutes par une grosse déception, malgré un sacrifice grandissant de notre budget de départ. On avait le sentiment qu'on ne nous proposait que les maisons dont personne ne voulait, et qu'il y avait comme un marché parallèle auquel on n'avait pas accès.
Alors on est passés à la phase active de la recherche, et on y a consacré nos soirs et nos week-end. Finies les balades, il fallait qu'on trouve. Parce que mine de rien, cela faisait déjà deux mois que nous étions sur l'île, et la location saisonnière commençait sacrément à nous peser. On avait besoin de nous retrouver chez nous. Home Sweet Home.

Heureusement, nous avons fini par flairer LA bonne annonce. En 24h, notre dossier était sur le bureau de l'agent immobilier et cinq jours après on signait le bail ! Je vous passe les péripéties mais une fois la certitude d'avoir enfin trouvé une maison qui nous plaise, nous étions épuisés.
Cette maison correspondait tellement à ce qu'on recherchait qu'on avait peine à croire qu'on en aurait les clés !
Autant vous dire que la pression est nettement retombée ensuite et nous avons passé les week-end suivants à farniente.

C'est donc une maison créole traditionnelle. En voici les caractéristiques typiques :
- la toiture est en tôle ondulée blanche, soulignée par des lambrequins métalliques, sorte de frise dentelée qui sert à piéger les eaux de ruissellement du toit et les faire s'égoutter à la verticale en avant de la facade,
- une grande terrasse couverte, la varangue, borde en L la maison et offre une vue sur la mer et sur la montagne. Elle est très aérée,
- le jardin qui l'entoure est bordé d'une énorme haie de bouguainvillers qu'il nous faudra tailler, et planté d'un petit bananier et de deux frangipaniers, pas très en forme. Cette maison construite dans les années 2000 a toujours été louée et le jardin a été délaissé,
- la cuisine et la salle de bains possèdent des fenêtres à jalousies, ensemble de lames de verre pivotantes qui permet la ventilation traversante des pièces,
- l'eau chaude provient d'un chauffe eau solaire installé sur le toit,
- la maison est de plain pied.
Bref la vraie maison réunionnaise quoi !






Elle se situe sur la commune de Saint Leu, la même qu'à notre arrivée, dans un chouette quartier résidentiel, plus au nord. On accède à la voie rapide des Tamarins en 5 à 7 minutes. Je fais tout de même 42km maintenant pour me rendre au CH de St Pierre, mais en une demie heure quand ça circule bien. Et je me suis rapprochée des villes du Port et de Saint Denis pour travailler en clinique, mon contrat se terminant au 30 septembre.

Il a donc fallu refaire quelques cartons et valises, récupérer les meubles et affaires du container, racheter l'électroménager laissé en métropole. Le 7 aout je récupérais les clés du paradis ! Bon, du paradis, il s'avère que le paradis blanc n'était plus tout à fait blanc et l'intervention d'une armée de peintres fût nécessaire. Dix jours durant, les meubles sont restés vides et les cartons indemnes. Que ça nous semblait long... Mais voilà on y arrive, et l'attente en vaut la peine.
Maintenant on s'installe ! Récupérer nos affaires nous fait le plus grand bien. Malgré le mauvais traitement subi par notre container, dont l'écroulement de la mezzanine avait largement endommagé la voiture, je n'ai rien retrouvé de cassé. Incroyable !
Nous venons seulement de récupérer une connexion internet. Le débit est bien plus lent qu'en métropole et le tarif bien plus élevé.

On souffre d'un cruel vis à vis : notre jardin se situe juste au dessous du couloir aérien des parapentes !
Que c'est calme. Il n'y a pas un bruit. A part peut-être de temps en temps le cri du margouillat caché dans la clim' !


lundi 13 juillet 2015

Le piton Maïdo

Hier, on a décidé de sacrifier la grasse matinée dominicale. Il nous fallait une bonne motivation pour avoir le courage de mettre le réveil à 6h15, encore plus tôt que les jours de travail.
Notre effort a été largement récompensé.

Nous avions projeté d'aller sur le piton Maïdo, "terre brulée" en malgache. Le sol, roche volcanique, y est noir. C'est un pic à 2200m d'altitude, dont le panorama est parait-il à couper le souffle. Il surplombe de 1500m le cirque de Mafate, un des 3 cirques que compte l'île, et de l'autre côté la baie de St Paul.

Pourquoi se lever si tôt ? Parce qu'à mesure qu'avancent les heures, les nuages envahissent le cirque et masquent la vue plongeante... Apparemment c'est très fréquent et nombreux sont ceux qui sont montés et n'ont rien vu. Je n'aurais pas digéré un tel échec avec mes 2h de sommeil en moins.
J'ai étudié la météo toute la soirée, consulté les blogs, les forums de routards, regardé le ciel, bref, j'ai décidé que c'était Le jour pour aller au Maïdo et profiter sans encombre de cette vue décrite comme exceptionnelle. Déjà, c'est l'hiver. En cette saison, les couleurs des paysages sont plus douces et propices à de belles photos. Le soleil se levant plus tard (6h55), ça nous laisse un peu de répit avant qu'il ne cogne. En ce moment il y a pas mal de vent, bien pour chasser les nuages, et le temps est sec. La météo indique un grand soleil, c'est tout bon.

La route pour y accéder est moins pénible que celle de Cilaos. Et elle est magnifique. Au fur et à mesure que l'on monte, les paysages changent. D'abord les mimosas, dont les fleurs sont plus blanches, puis la forêt de tamarins, comme sortie d'un conte de fées avec sa vaste pelouse verdoyante toute douce et les lichens ornant les troncs et les branches biscornus des arbres. Enfin le sommet, gagné en 1h depuis la côte, recouvert d'un maquis de genêts.

Et là...



La vue est vertigineuse. On progresse au bord, comme le long d'un rempart et dessous, c'est le vide. Il n'y a pas un nuage.



De l'autre côté, c'est la mer. On a une vision à 360°.



Et qu'est ce qu'on voit lentement monter, masquer notre ligne d'horizon ?! 


Les nuages ! Ils arrivent même dans le cirque petit à petit. Il est 11h.


Une bien chouette balade où on a tous pris... de la hauteur !


mercredi 8 juillet 2015

Le village de L'entre-deux

On a découvert un village très sympa, à 12km au nord de St Louis : Entre-deux. Il se nomme ainsi car situé entre deux rivières, deux ravines. On s'est dit qu'il incarnait la Réunion comme on se l'imaginait : maisons créoles multicolores, végétation luxuriante, le tout cerné de montagnes abruptes. Curieusement, on n'avait pas encore vu de village aussi harmonieux que celui ci, et ça nous manquait.



On a presque eu envie de s'installer ici ! Mais c'est un peu loin de la mer pour nous. Quoique pas tant que ça... 
Le cirque de Cilaos se trouve derrière. L'entre-deux semble lui aussi au coeur d'un petit cirque, dominé par le mont Dimitile qui culmine à 1800m. Beaucoup de randos dans le coin vous vous en doutez. En décembre a lieu la course Trans Dimitile, un trail de 32 km avec 1750m de dénivelée positive.

Nous on a trouvé une petite balade bien plus tranquille en lit de rivière, le sentier du bassin Sassa.




mercredi 1 juillet 2015

Cilaos

Virée à Cilaos le temps d'un we.
Le cirque de Cilaos est le plus au Sud des 3 cirques de l'île. Et comme eux, il se mérite : 1h10 de route de montagne, sinueuse, étroite, vertigineuse, magnifique. On la surnomme "la route aux 420 virages". C'est dire. Avec Gilles au volant, c'est passé tout seul.



Un petit tour au marché couvert. La ville est réputée pour son vin (rouge puissant, atypique) ainsi que pour ses lentilles, récoltées en octobre. 


Une bonne balade entre montagnes et forêts...



...et une bonne bière pour finir !

mardi 30 juin 2015

Gilles : 1, 2, 3, rando !

Ce weekend, nous sommes partis à la découverte du centre de la Réunion : le cirque de Cilaos.
Angie fera sûrement un topo plus complet, moi j'ai décidé de vous faire partager mon expérience de la randonnée.
De l'amateur au pèlerin, en passant par la rando sportive, chacun y trouve son compte.
La rando en famille, c'est toute une histoire...


1- Albane

Des chaussures de rando taille 23, des lunettes de soleil incassables et un bâton judicieusement choisi. Albane traîne derrière, elle fouille le chemin avec son bâton, elle s'accroupit devant une fourmi, et devant une autre fourmi, et aussi devant une fourmi qui marche à côté d'une fourmi.
Elle s'arrête net devant un ruisseau large comme un filet d'eau du robinet en bas débit : impossible de traverser seule. Et puis elle se met à courir devant moi en riant à gorge déployée. Là c'est sûr, elle veut que je l'attrape !
Elle se retourne me demandant si elle pourra pêcher à la cascade avec son bâton, je lui mens un peu et ça lui donne un second souffle. 
Un bruit sourd qui s'amplifie, nous ne sommes plus très loin. C'est tellement beau qu'Albane en oublie le chemin parcouru : " On est arrivé à la cascade ! "


On se trouve une petite place pour poser les serviettes et c'est parti pour les patouilles, les jets de cailloux dans l'eau, les trempages de mollets qui terminent en haut des reins... C'est l'heure du goûter, puis vient le moment de rebrousser chemin. Pour Albane, le retour est moins fatigant. Elle sait y faire pour me rappeler que je dois faire des efforts pour garder ma place sur le podium du plus gentil des papas... Je rétorque un " Porte ta jeunesse ! " sans conviction.
Le bonheur n'a pas de poids.


2- Angievanniere

La marche en amoureux, c'est génial !
La marche en amoureux, c'était génial ...
Bah oui, il faut bien surveiller le petit monstre dont la nature nous a rendus responsables.
Pas besoin d'être deux pour s'assurer qu'Albane ne tombe pas dans un ravin, qu'elle ne taquine pas une babouk (grosse araignée que l'on rencontre très souvent ici), ou plus simplement qu'elle ne soit pas bloquée devant un ruisseau depuis 1/2 heure...Angie joue les colibris, non pas qu'elle remue les bras à toute vitesse, ce qui serait très rigolo mais trop fatigant. Non, elle fait de petites pauses inopinées tout au long du chemin et s'applique à prendre les beaux clichés dont vous avez régulièrement un aperçu.
Et puis, bien sûr que nous marchons toujours main dans la main, oubliant un peu notre rôle de parents, laissant Albane trouver elle même ses limites.


3- Moi

La marche, ça m'aide à y voir plus clair. Nouveau boulot, nouvelles contraintes, la recherche d'un logement, l'éloignement de la famille et des amis... C'est pas parce qu'on est sur une île au bout du monde que la vie est éminemment plus facile.
Quand je marche, la répétition des gestes et le balancement du corps ont quelque chose du bercement. Le regard posé sur le chemin, j'en oublie le temps qui passe et ma destination, démêlant mes pensées comme un pêcheur ramende ses filets.


J'aime la rando en famille :)



dimanche 21 juin 2015

Déjà un mois de bloc !

Voilà déjà un mois que j'ai intégré ma nouvelle équipe.
Ca va mieux ! Forcément, ce n'est jamais évident de se sentir à l'aise en débarquant dans une aussi grande équipe avec des spécialités dans lesquelles on n'a jamais travaillé. 4 semaines après, j'ai bien pris mes marques.
Professionnellement, je me régale. J'ai finalement très vite dépassé le stress de ne pas avoir été doublée. Les médecins sont (presque tous) tellement accessibles que je leur demande tout : ce qu'ils veulent, pourquoi, les risques inhérents à la chirurgie, la durée, et je m'adapte. Et puis ils sont autonomes. Ils se préparent leurs seringues d'ALR, vont chercher le matériel qu'ils veulent utiliser, perfusent, scopent, bref, on travaille en équipe et c'est bien agréable. Ils ont souvent deux ou trois salles à assurer, jamais plus. Donc c'est sécure.
Les chirurgiens aussi sont ouverts (le comble pour un chirurgien, hihihi !) et vraiment sympas.
J'apprécie le fait de changer tous les jours de spécialité. Après la gynéco et le digestif, j'ai découvert la neurochir, l'uro, l'ortho et le vasculaire que je connaissais déjà.
J'ai réussi à dompter l'Aisys et le Zeus (deux respirateurs - non non, ce ne sont pas des médecins !), et je me suis mise à l'AIVOC sur base Priméa que je ne maîtrisais pas du tout. Je ne jette plus mes ampoules de Kétamine, j'arrive à perfuser les afros noirs aux veines discrètes et à la peau si dure, et je comprends un peu le créole.

J'ai commencé les horaires atypiques, soit 12h30 - 20h30 et 8h -18h. La semaine prochaine j'ai mon vendredi, hourra ! Après 4 semaines de 5 jours ça va me faire un bien fou.

Je commence à avoir un peu plus d'affinités avec mes collègues mais ce n'est pas une ambiance de folie.

Je suis donc en cdd jusqu'au 30 septembre, enfin j'espère car je ne signe que des contrats d'un mois à chaque fois... Bizarre cette sensation d'être sur un siège éjectable. Je suis sur le planning de juillet à la case "iade fictif", même mon nom n'est pas mentionné. Il faut vivre au jour le jour.

En attendant, ça nous bloque un peu dans l'acquisition d'un logement car je ne veux du coup pas m'éloigner du nord, si jamais je devais travailler ailleurs au 1er octobre...

A suivre !

Gilles : ma première sortie vélo

Je me suis enfin remis en selle !
Deux mois sans pédaler, je devenais fou.
Par quoi recommencer quand on n’a pas roulé depuis longtemps et qu’on ne connait pas le terrain...?
Je me suis lancé sur les pistes de la forêt d’Etang-salé. Entre Etang-salé les bains et Etang-salé les hauts. Vous voyez où c’est maintenant ! 
C’est balisé, le dénivelé est relativement faible et tout le monde me dit que c’est beau. 
Et c’est vrai que c’est beau. Mais pas très jouissif quand même. 
Alors je me suis mis dans l’idée de sortir des sentiers fréquentés et de suivre quelques monotraces. Ca m’a rappelé les sorties «découvertes» dans la garrigue, entre grosses galères et bonnes surprises. 
Tout d’abord, les bancs de sable. Tous les 17 virages, du sable bien fin vient engloutir le devant du vélo et te fait mouliner comme un dératé pour t’en extraire...
Et puis quand je sors seul en pleine nature, j’ai la même frousse que quand je nage vers la bouée des 300m. J’ai beau savoir qu’il n’y a pas de requin, j’ai peur. Et là, je suis à la Réunion. Le moindre Caméléon peut se transformer en Tyrannosaure «niaquant» les pneus de mon vélo. Combiné avec le fait de devoir sortir de la semoule sableuse, ça a tout du mauvais rêve. 
Tant pis, les meilleurs monotraces c’est comme les coins à champignons. 
Au gré de cette première prospection, je me suis retrouvé seul en bord de mer. J’ai eu un sentiment de plénitude au guidon de mon destrier : les vagues se brisant sur les rochers, les alizés, les embruns...

Bonne première sortie ;)